La fin d'un voyage.

Présentation de personnages, d'alliances, dialogues et intrigues se passent ici.
Sam Jan 06, 2018 10:20 pm

  • Une flotte sans marquage composée d'une demi douzaine de vaisseaux sortie du sous espace dans l'un des nombreux systèmes déserts de Varden. Celle-ci se dirigea lentement vers une lune en orbite d'une géante de gaz, extrêmement proche de l'étoile bleue qui l'illuminait.
    Le capitaine de la flottille, un homme grisonnant vêtu d'un uniforme d'amiral passablement usé prit soin de transmettre des codes d'identifications vers la surface en apparence déserte de la lune. Son contact sur place devait y répondre dans les vingt minutes ou la flotte repartirait, et sans paiement. C'est donc avec une certaine impatience que le capitaine scrutait la console où devait s'afficher le code. Si c'était un piège ils étaient fait. Leurs six intercepteurs et leur transporteur ne suffiraient pas à repousser un agresseur même faible.
    Finalement au bout de très exactement dix neuf minutes et trente secondes d'attente un signal leur parvint, transmettant le code ainsi que les coordonnées où atterrir.

    "Damnée garce. Me faire attendre ainsi pour finalement me faire me poser tout à fait de l'autre côté. Je déteste ces riches tordus qui sous prétextes qu’ils ont de l'argent à balancer se croient amusant et pouvant disposer de tous.

    Faut pourtant avouer qu'elle nous paie bien pour pas grand chose." Répondit son second qui s'occupait de coordonner les transmissions entre la flotte.
    "C'est bien c'que je dis. Ou c'est une gamine pourrie gâtée qui a aucune idée de ce qu'est l'argent ou c'est pas très recommandable comme job ce qu'on a fait. Et dans les deux cas on pourrait demander plus.

    Ouais enfin le pas très recommandable... on a fait pire.

    Contente toi de nous poser là où elle veut."
    Le vaisseau décrivit une lente courbe au dessus de la planète pour finalement arriver sur le versant ensoleillé où nul flotte ne les attendait. Le vaisseau, un maniable intercepteur mainte fois réparé et modifié pénétra l'atmosphère.
    "Elle nous donne rendez vous à proximité d'un bosquet à côté d'un lac ?! C'est une blague ! La zone est faite de plaines et de cavernes avec une possibilité énorme de cachettes et elle nous invite à un pique nique ? Et veut qu'on se fasse prendre ?

    Elle a peut être sécurisé la zone ?

    Mon oeil. Tu sais ce que je crois ? Qu'elle se faisait chier et qu'elle s'est dit que ça serait sympa de jouer à la vilaine fille. "Ooooh j'ai fait des affaires avec de redoutables pirates comme c'est excitant !"

    Après si ça l'amuse de fricoter avec des pirates...

    Pour le coup c'est une associée tu taperas dans de la riche héritière un autre jour. Mais fait moi penser à relever son nom. Tient regarde si c'est pas mignon : elle a vraiment installé une petite tente avec quelques gardes à l'extérieur.

    Vous voyez son vaisseau ?

    Non il doit l'attendre autre part. Ca veut dire que son chef de la sécurité est pas si mauvais.

    Vous voulez que je vous accompagne ?

    Non. Reste ici au cas où l'on doit partir en urgence. Les autres intercepteurs couvrent bien la zone ?

    Oui capitaine.

    Bon deux gars avec moi. Et on sourit on est là pour affaire."
    Deux gardes s'approchèrent à l'instant où les pirates posèrent le pied à terre. Ceux ci dégageaient l'aura menaçante que tout tueur professionnel emportait avec lui, rappelant brutalement au capitaine que malgré le caractère fantasque de la rencontre celle ci restait une affaire sérieuse. Et en un sens cela le rassurait. Il se trouvait déjà plus dans son élément. Il montra alors lentement ses armes aux gardes qui s'en saisirent ainsi que de celle de ses comparses. Puis ils désignèrent du canon de leurs propres armes l'entrée de la tente les invitant à passer devant. La tente était une grande structure rectangulaire, haute d'environ deux mètres vingt pour six mètres de long. Celle-ci était de couleurs pastels jaunes et orangés. Une fois à l'intérieur ils purent découvrir un petit abri prévu pour le confort plus que l'utilité : un tapis épais et très certainement coûteux était posé à même le sol, une longue table ornée de motifs floraux marquetés se situait immédiatement à leur droite et quelques coussins colorés avaient été disposé ça et là. Au fond, encadré par deux autres gardes au milieu d'un amas de tissus bouffant formant une robe, assise sur un large fauteuil rembourré se tenait une femme d'apparence juvénile. Sur sa gorge blanche le capitaine pu apercevoir un collier orné de joyaux posés de manière ostentatoire qu'il estima, par réflexe professionnel, comme valant une petite fortune.
    "Ah vous devez donc être ce fameux mercenaire que j'ai engagé !" Dit elle d'un air enjoué tout en battant simultanément dans ses mains. "Bien, alors comment s'est passé votre petite excursion ? Vous n'avez rencontré aucun problème j'espère ?

    -Premièrement nous ne sommes pas de vulgaires mercenaires" grommela t-il. Il sentit alors l'amorce d'un mouvement d'hostilité chez les gardiens de la jeune femme. "Eux doivent donc en être. Elle entretient donc une garde privée ? Intéressant."
    Et pour répondre à votre question, nous n'avons rencontrés que peu de problèmes avec les autorités boursières ou même les Zetrans. On peut donc passer à la partie où vous me réglez.

    - Veillez à ne pas me manquer de respect capitaine !" Cria alors la jeune femme, ses cheveux auburns auréolants son visage manquant de se libérer du chignon sophistiqué où ils étaient maintenus lorsqu'elle se dressa soudainement.

    Il se reprit alors, d'un air plus conciliant, plus pour sauver sa tête que pour éviter de froisser son interlocutrice.

    "Veuillez accepter mes excuse madame.

    - C'est bien mieux. Je vous excuse cet écart capitaine. "Dit elle alors qu'elle se rasseyait délicatement croisant ses mains sur ses genoux. "Vous dites donc que tout s'est bien passé ? Ils ont réellement acceptés de les prendre à si bas prix ?"

    "Que pensais tu pauvre cruche ? Qu'ils se plaindrait d'avoir plus de deux cents ADF et G.I.Z pour le tiers de leur valeur réelle ? Avec la marge qu'ils se feront et la facilité avec laquelle ça s'écoulera tu peux être sûr qu'ils sont ravis." Il se força pourtant à répondre de manière courtoise et mesurée. Après tout elle était peut être inoffensive mais ses gardes non. Et ceux-ci étaient dangereusement proches.
    "Oui ils ne m'ont posé aucun question madame. Bien que je les soupçonne d'avoir crû que c'était de la marchandise volée. Pour l'intégrité de mes hommes et pour leur sécurité, et sauf si vous le permettez je n'ai pas revendu de produits volés au moins?"
    A ces mots elle écarquilla ses grands yeux bleus, porta vivement une main à sa gorge comme pour se défendre et répondit d'un air innocent, un vague sourire s'étant esquissé sur ses lèvres.
    "Oh non bien sûr que non. Pourquoi diantre irais je voler quoique ce soit ? De plus nous avons des relations permettant à mon père d'obtenir ces menus objets à bas prix. Non, insinuer que j'ai osé volé puis faire revendre quoi que ce soit est une atteinte à mon honneur capitaine.

    - Encore une fois veuillez m'excuser madame. Je ne vous dérangerais pas plus longtemps, le temps de seulement récupérer ce qui m'est dû.

    - Bien sûr. En plus des transporteurs que nous vous avons déjà attribué voici votre paiement. En joyaux bruts et intraçables comme convenu.

    - Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous madame. A présent si vous le permettez je vais me retirer.
    Vous pouvez disposer en effet." Et pour accompagner ses propos elle agita par deux fois sa main en direction de la sortie dans un geste qu'elle voulait certainement solennel, mais que le capitaine trouvait plus qu'agaçant émanant d'elle.

    Après qu'ils furent raccompagné par la même escorte qui leur rendit leurs armes et qu'ils furent enfin à bonne distance de la petite lune le second s'autorisa enfin à interroger son supérieur sur la rencontre. Celui ci haussa vaguement les épaules et maugré quelque chose dans sa barbe.
    "Vous pouvez répéter ?

    -C'est bien ce que je disais. Une gamine qui voulait sortir de sa gentille petite existence de gosse de riche. Ca et sûrement faire chier son paternel : elle a dû lui piquer ce qu'on a vendu dans ses entrepôts. Sûrement qu'il a dû lui refuser de lui payer une énième croisière et qu'elle a préféré se la financer seule. Toute les mêmes ces nobles des duchés...

    - Elle venait des domaines ?

    - C'est vrai que t'a pas vu sa tenue...

    - Après c'est classique : combien d'entres elles veulent avoir une aventure avec un hors la loi juste pour fâcher la famille ou se la raconter. Bon c'est vrai que généralement elles finissent quand même dépouillés de certaines valeurs.

    - Mouais. Bon préviens moi quand on sera arrivé.

    - A vos ordres."


    Juste après avoir reçu la confirmation que l'intercepteur pirate était bien parti, la jeune femme pû enfin laisser éclater un rire franc. Tout s'était déroulé comme elle le souhaitait, et elle allait pouvoir retirer cet accoutrement ridicule. Elle avait défait sa coiffure pour laisser ses cheveux flamboyant retomber sur la robe dans laquelle elle était engoncée. Son maintien se fit plus assuré et elle ôta les deux lentilles bleus cachant ses yeux entièrement noirs. Enfin elle passa à sa robe avec laquelle elle se débattit quelque peu.
    "La Grande Porte menant de Varden à Verdon a bien été achevé Madame. Et les Zetrans ont bien utilisé ce que nous leurs avons envoyé. Officiellement c'est eux qui auront fourni les objets nécessaires.
    Parfait ! Tout se déroule au mieux." Répondit elle au garde qui l'avait interpellé. "Laissez trois heures d'avances aux pirates qu'ils aient le temps de dire pour qui ils ont travaillé. Ensuite détruisez intégralement leur avant poste. Et ne laissez aucun des trois qui sont venus me voir en vie."
    Il ne lui manquait plus qu'à rappeler les cellules qu'elles avaient autrefois dissimulées ici, et à ses débarrasser de ces mercenaires dans le même temps.
    Dans le pire des cas on pourra remonter jusqu'à cette petite duchesse précieuse, se dit elle voyant la robe qui gisait à terre. Et dans le meilleur des cas, on ne pourrait même pas remonter jusqu'à la petite duchesse. Son sourire si caractéristique lui revint tandis qu'un frisson de plaisir lui remontait l'échine songeant que bientôt elle se retrouverait face à “eux”. Ah quel bonheur ça serait au moment où elle reviendrait mettre à bas leur fierté et leurs principes si élevés. Et ce projet de liaison Aelron Varden qui permettait de concrétiser ça. Elle enjamba la robe pour se saisir de sa tenue de combat noire bien plus pratique. Décidément tout se passait excellemment bien. Elle était si contente qu'elle aurait presque portée de bon coeur les effroyables échasses que ses hôtes lui imposaient. Presque. Au lieu de cela elle sortit dans l'herbe fraîche, ses pieds nus s'enfonçant agréablement dans celle-ci. Puis elle mit le feu à cette tente ridicule et son contenu et contempla les flammes en attendant que son vaisseau la rejoigne. La douce chaleur, le craquement du feu, ces couleurs vives dans le soir. Tout ceci lui rappelait le bon temps. Bon temps qui revivrait sous peu. Décidément rien n'aurait pu être meilleur en cet instant. Enfin si... Une envie charnelle qu'elle n'avait plus ressenti depuis bien des mois... L'idée de revenir chez elle lui faisait vraiment le plus grand bien.
    Décidément tout était parfait.
    Je ne manque jamais à mes principes. Et ceux ci vont toujours dans le sens de mes intérêts.
    Avatar de l’utilisateur
    Maison Hardin
    Pilote
    Pilote
     
    Messages: 62
    Inscription: Sam Nov 21, 2015 8:25 pm
    Gouverneur: S Hardin

Mar Jan 09, 2018 9:14 pm

  • La seconde partie se déroulait sans accroc : avec la dernière des grandes portes achevée, Verdon était devenu une zone de grand trafic marchand que beaucoup s'étaient empressés de rallier. Aussi personne ne fit vraiment attention à elle lorsqu'elle franchit la Porte à bord d'un transporteur réaménagé.
    Il lui avait fallu quelques semaines pour rallier la lune où dormaient depuis des siècles un contingent de soldats fanatiques et dévoués, puis quelques jours pour réunir une flotte sur le centre boursier qui ne rendait de comptes à aucune faction à l'aide de fonds personnels.
    Bien qu'elle aurait pû demander l'aide de ses protecteurs, et peut lui aurait il apporté pour régler l'affaire plus rapidement.
    Mais d'une part cela ne les concernait pas, car il l'avait chargé d'accomplir cette tâche elle même.
    D'autre part elle songeait qu'il lui fallait réellement mériter sa récompense. Sans cela elle serait indigne de sa tâche.


    Pourquoi ressassait elle les évènements de ces derniers jours ? Elle refusait de le montrer, surtout pas au milieu de l'équipage de Bene Elim présents sur le pont, mais elle était quelques peu nerveuse. C'était enfin la dernière étape se dit elle alors que la flottille franchissait la dernière Grand porte.
    La fin de ce long voyage entamé quatre siècles plus tôt.
    Tout n'était pas si différent de la dernière fois songea t-elle avec amusement. Certes, il y avait quelques différences notables : sa maigre flotte de vaisseaux disparates ne provenait pas des chantiers Terminiens, et elle ne se rendait pas en direction du territoire Impérial. Pas directement.
    Mais pour le reste... Elle revenait sous couvert d'anonymat depuis Verdon, escortée de Bene Elim, et se demandait ce qu'elle trouverait à son retour.
    Et comme ça n'était que la reprise de son voyage elle avait revêtu sa tenue de combat qu'elle portait ce jour là. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait mise... Elle avait portée bien des parures, déguisements ou habits divers pour des raisons plus ou moins discutables, diplomatiques ou privés.
    Mais pas cette tenue noire, crainte par tout un peuple, ou sa robe blanche diaphane obscène pour les siens.
    La flotte émergeait enfin dans le cadran d'Aelron.
    "Nous revoilà enfin à cette lointaine époque qui m'a vue disparaître." Elle s'attendait presque à rencontrer les vaisseaux Sindars qui avaient crû la faire disparaître pour toujours. Désormais ils n'étaient plus, tout comme le peuple Terranien. Mais je suis toujours là. Et je compte bien y rester pour un moment."
    Capitaine.
    Oui Madame ?
    Prévenez moi lorsque nous serons arrivés. Je me retire dans ma cabine.
    Bien Madame."
    Elle les quitta sans accorder un regard aux Bene Elim. Peut lui importait qui ils étaient pour l'instant. Tout ce qui comptait était qu'ils portaient ses couleurs.

    Une fois parvenu à ses quartiers elle se fit la réflexion qu'ici aussi ses souvenirs différaient du présent : au lieu d'une armoire imposante il devrait y avoir un mannequin d'entrainement. Et il manquait sa table de nuit d'où elle pouvait joindre tout l'Empire. Quand à son lit... Eh bien celui ci ne dissimulait pas tous les secrets d'État que l'autre recelait se dit elle en s'y allongeant.
    Elle se reprit avec colère : "Il faut que je cesse de vouloir tout comparer à ce jour. Rien ne sera jamais pareil, et il est vain de conjecturer sur ce qui aurait été."
    Et pourtant... Qu'elle aurait été son existence si elle avait fini par disparaître comme elle se l'était promis ?
    Elle se souvenait qu'elle avait vécu cette embuscade avec un certain soulagement sur le coup : quel heureux hasard qu'on lui offrit de se retirer à un moment où elle n'espérait que ça. Et par miracle elle avait survécu, recueillie par une protectrice à qui elle devait beaucoup.
    Mais ça n'était peut être pas le fruit du hasard... Ne lui avait il pas dit qu'elle était placée en réserve ? Aurait il arrangé les évènements de la sorte ? Le connaissant il en avait les capacités. Elle chassa ces pensées d'un revers de la main. Elle ne devait pas se soucier de ça. À la place elle devait se reposer.
    Mais elle guettait l'instant fatidique où elle passerait au lieu de son embuscade. Elle avait expressément ordonné de s'arrêter dans ce coin d'espace vide entre deux systèmes solaires dont les coordonnées lui avaient été transmises par ses hôtes.
    Elle ne pouvait réfréner une excitation puérile, de se préparer à affronter les fantômes des nefs d'argents évanouïe depuis des siècles.

    On frappa à sa porte. Nulle alarme ne rugit pour intimer chaque homme à gagner son poste de combat.
    "Nous sommes arrivés Madame. Devons nous préparer votre chasseur ?
    Non.
    Bien Madame. Souhaitez vous autre chose ?
    Vous pouvez vous retirer."
    Nul tir de plasma n'ébranlait la coque alors qu'elle remontait sur le pont. Nul message de l'ennemi. Seulement le calme de vaisseaux perdus au milieu de nul part.
    Elle ravala sa frustration et regarda pas la baie d'observation.
    Tout était tel que laissé des siècles plus tôt :
    sa flotte gisait, disloquée dans le vide glacial. Ici le croiseur Reconnaissance. Là ba, le flanc éventré Le Faucon d'Argent offrait une vue sur sa salle des machines. Une douzaine d'épave offraient ainsi la parodie grotesque de ce qui fut une formation défensive.
    Il n'y avait nulle épave Sindar, et pourtant elle savait que certains vaisseaux avaient été touché. Ne serait ce que par la stratégie suicidaire que certains capitaines avaient adoptés voyant la situation désespéré : lancer leurs bâtiments à pleine vitesse dans les lignes ennemies pour permettre à l'Aigle de Séléa de se dégager.
    Les Sindars ne s'étaient donc même pas donné la pein de nettoyer entièrement le champ de bataille ? Ou avait ce été une défaite absolue d'où les nefs Harlondaises étaient sorties indemnes ? Elle n'en avait aucun souvenir.

    "Devons nous envoyer une équipe dans les épaves ?
    Nous avons suffisamment de munitions pour l'instant, nos morts attendrons encore quelques jours et aucune de ces épaves ne peut être actuellement réparée.
    Bien Madame."

    Elle était terriblement déçue. Mais elle ne pouvait le montrer. Son visage resta fermé et ses yeux de Terminiens restaient indéchiffrables.
    Qu'avait elle espéré ? Que voulait elle en allant ici ? Se rendre compte que tout s'était bien bel et bien passé ? Eh bien c'était fait. Elle devait passer à autre chose. Finalement, tournant le dos au champ de bataille, elle reparti vers sa cabine avec la ferme intention de ne pas se laisser distraire par la suite par un passé révolu.
    "Je vous accorde une heure pour extraire le maximum de ces épaves. Hommes, données, matériel, tout ce que vous voudrez. Dans une heure nous repartons et ne dévirons plus de notre route.
    À vos ordres."
    Il transmis aussitôt ses instructions mais elle n'y prêta pas attention.
    Tant pis. Tant pis si elle ne pouvait de venger de fantômes. Avec une rage contenue elle accepta la situation. Le fait même qu'elle portait sa combinaison noire signifiait ce désir absurde de combat. Elle l'ôta vivement et la jeta sur sa couchette. Si elle devait affronter un Hardin mieux valait sa robe blanche pour traiter d'égal à égal. Et ses bras blancs pouvaient être plus dangereux pour lui qu'une dague qu'elle aurait arboré, tout comme sa gorge était plus déroutante pour un Terminien que son masque noir sans visage.

    Et puis elle déchaînerait certainement sa rage contre lui. Alors pourquoi chercher à l'enfouir ?
    Je ne manque jamais à mes principes. Et ceux ci vont toujours dans le sens de mes intérêts.
    Avatar de l’utilisateur
    Maison Hardin
    Pilote
    Pilote
     
    Messages: 62
    Inscription: Sam Nov 21, 2015 8:25 pm
    Gouverneur: S Hardin



Retourner vers Station Diplomatique Centrale




Informations
  • Qui est en ligne
  • Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité
cron