Lors d'un détour protocolaire dans les sphères juridique, c'était avec joie qu'un collègue, le voyant les mains vides, avait expressément déchargé son trop plein de paperasseries sur le petit Ambassadeurs voutés, qui avait su lui présenter l'extrême amabilité de ne lui répondre uniquement par foudroiement visuel de ses yeux injectés. Mais après trois heures de pianotages numériques, d'enregistrements holographiques et de rediffusion pour la mise en forme d'un procès verbale, c'est la gorge sèche, et l'âme en peine de voir sa flasque de gnôle vidée de son sang, qu'il s'était empressé de rejoindre les étales de boissons.
Et, fortuitement,de manière hasardeuse et imprévisible, sa quête Ô combien capitale d'une tonnelet de bière déboucha sur l'affichette holographique de la brunette en short cours et affriolant, ce qui, naturellement, le stoppa net dans sa course désespéré.
Une fois le message ouïe, compris, entendu, et sa vue détourné des généreuses offrandes mammaires, d'un geste souple et d'une langue preste, il lui répondit :
Votre quête est ardu, et elle vous honore ! Car le savoir, comme toute chose, se troque, se marchande, s'achète, et la connaissance en fait naturellement parti. Il est certain que de mettre en commun le fruit précieusement récolté de la technologie, c'est quasiment un devoir humain de cohésion, cela devrait relever du désir de tous d'échanger, d'offrir la science gratuitement à nos futures génération, pour la progression, l'épanouissement, et la grandeur de toute nation. J'espère que ce désir, tout à votre honneur, sera partagé par le reste de la communauté scientifique : car, à y bien réfléchir, nous avons tous à y gagner, n'est-ce pas ?
Et à ce propos, je pense que pour exprimer votre motivation réelle de faire chuter l'égoïsme, et la jalousie de puissance envers l'autre, il serait bon que vous commenciez à enseigner. Ainsi, vous mettriez la communauté en confiance, non ?