Les espoirs étaient retombés. Malgré la mobilisation de milliers de traders, de capitaux faramineux, et l'utilisation d'IA finançières de 3ème catégorie, la puissante CILL n'avait fait qu'une bouchée d'une Corporation en retard d'une guerre (commerciale). La débâcle semblait inexorable. Inexorable? Non. Car, malgré les pertes, des rachats sauvages, une Société Anonyme résistait encore et toujours aux offres publiques d'achats de la redoutable Compagnie.
Sur la lointaine colonie agrigole d'Eratò, au parvis du siège de la Coopérative Laitière Impériale, un homme, business peu connu de son secteur, repreneurs des grandes corporations laitières de l'Empire, tenait une interview sur le sujet, auprès des principaux médias de l'agroalimentaire en ce beau matin de 18 Jileahn:
La Corporation a perdu une bataille, mais la Corporation n'a pas perdu la guerre!
Des lobbyistes de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l'art des finançes, livrant nos laitiers à la servitude. Cependant, rien n'est perdu!
Rien n'est perdu, car ces OPAs ne s'attaquent pas à nos entreprises, mais à notre Corporation! C'est la guerre totale! Dans l'univers libre du lait haut de gamme, des forces immenses n'ont pas encore donnés. Bientôt, ses fonds couleront notre ennemi! Il faut que la Coopérative Laitière, ce jour là, soit présente au partage des restes de la CILL! Alors, le secteur laitier corporatiste retrouvera sa liberté, et sa grandeur! Tel est mon but, mon seul but!
Voilà pourquoi j'appelle tout les laitiers encore indépendants, où qu'ils se trouvent, à s'unir à notre groupe dans l'action, dans le sacrifice, et dans l'espérance!
Notre secteur est en péril de mort. Luttons pour le sauver!
Vive le Lait Corporatiste Libre!