Je voyais vaguement les autres seigneurs qui m'entouraient pour m'aider. D'un coup, mes jambes se dérobèrent sous moi, et la seule chose que j'entendis fut mon flingue qui riait... Alors qu'un visage féminin se penchait au dessus de moi. ce fut à ce moment que le côté le plus obscur de ma mémoire fit surface... Ma prothèse s'ouvrit comme un tulipe, et un rugissement rauque s'échappa de ma gorge, faisant reculer les autres. Je me relevais en grognant, et, après avoir jeté violemment ma capote, remontais ma manche droite de treillis, révélant mon bras. mais il n'était pas fait de chair et de sang, mais plutôt d'alliage et de circuits. Me tournant vers eux, les yeux exorbités, je me mis à crier, d'une voix qui n'était pas la mienne...
"Vous n'avez pas vus ce que j'ai vu... Vous n'avez pas vécu ce que j'ai vécu... D'où je viens, le monde n'est qu'un enfer... J'ai perdu tous mes hommes lors d'une attaque... Je suis le dernier survivant d'une compagnie... Moi, l'ex Lieutenant Andrew Torvucci, matricule 0118624, affecté au IVème Corps d'Elite, ai vu mes hommes mourir, par ma faute... Et j'ai failli les suivre..." Puis, levant mon bras devant mon visage, continuais: "Mon oeil, mon bras et ma jambe ont été soufflés par une bombe alors que je sauvais des civils... Et des civils AUX MAINS DES PIRATES ! Vous comprenez maintenant pourquoi... Pourquoi..."
Puis je tombais à genoux et, me prenant la tête entre les mains, poussais un rugissement atroce... Mon passé venait de se manifester, avec une part de ma folie...
"Eh ben, on est pas dans la merde si il oublie de prendre ses cachets..."
[HRP: Torvucci est réputé dans tous mes RP pour son caractère... Instable, dirons nous. Schizophrène, paranoïaque, il cumule les défauts, et n'est pas aidé par son fusil, qui passe son temps à le vanner. Comme vous avez pu le constater, il a un passé très lourd... Et vous ne voyez que le début... Le personnage en lui même est très abouti, car assez "ancien" ( ça fait plus d'un an que je peaufine ^^ ). Accrochez vous, la folie va déferler !]

Malheureux sont ceux dont les rêves ont été brisés. Les éclats de l'âme laissent des plaies qui ne se referment jamais.
Andrew Torvucci