Deiradran, l'assistant du diplomate en chef de l'empire de Tesge pianota sur son pupitre quelques secondes et tout à coup, sur un écran holographique apparut Obsachia, coiffé de ses longues nattes tressées d'argent et son éternel ample manteau rouge.
-Messire, je crois que...-Tu fais bien de m'appeler Dei, coupa le diplomate, j'avais oublié de te dire de cesser de veiller et d'aller dormir un peu.-Euh, hésita le vieux assistant, pris de court. Mais c'est un peu mon rôle non ?...
-Peu importe. Si tu ne vas pas dormir, va hanter le bar comme d'habitude. J'arrive tout de suite, je dois prendre la parole de toute façon. Laisse moi quelques instants pour envoyer valser la paperasse.Et Obsachia coupa la connexion, laissant Deiradran là, assis sur son siège auto moulant. Le vieillard soupira et ferma les yeux de lassitude.
Sans doute s'était-il endormi car il fut réveillé par le froissement du manteau du diplomate en chef lorsque ce dernier s'assit. Le vieil assitant se redressa brusquement, surpris.
-Dei, il n'y a personne pour l'instant, réserve la parole. Je lis les dernières infos et je me lève.-Puis-je savoir...-Oh, une histoire avec la LUT et ces foutus Thélios. Rien de grave pour l'instant mais mieux vaut prévenir que guérir. Tiens, enfile ça dans le lecteur de RC et prépare toi à l'afficher.Deiradran ne put s'empêcher de sourire comme à chaque fois que le diplomate parlait par paraboles.
Il s'exécuta et fit signe à son supérieur hiérarchique qu'il pouvait se lever. Celui-ci acquiesça et déploya les amples pans de sa robe rouge sang. Il n'avait pas revêtu son Gant d'Or, signe qu'il était pressé...
-Tout d'abord, déclara Obsachia,
je voudrais préciser les destinataires de ce message ! Je m'adresserai principalement aux membres, que j'espère avisé, de la Ligue Universelle Thélios mais tous les membres de la Faction peuvent tendre l'oreille et écouter les justes paroles Zetrannes !
Je voudrais aussi féliciter et rendre grâce aux nobles Zetrans qui interviennent au Sénat dans cette affaire et qui ont encore assez d'espoir pour espérer ramener les Thelios dans le juste chemin qu'on pris les Zetrans.Il fit une pause et, d'un hochement de tête, indiqua à son assistant d'afficher le RC sur l'immense écran du Sénat.
http://s02.celestus.fr/CelestusV2/RC/Uni2/1309819713q9h7ac3eirpl0m8gxfszvnd1o4tyj6kb5w2u.htmIl tendit la main vers le RC tout en fixant les membres Thélios et les autres, témoins de ses paroles. Il reprit :
-Vous pouvez constater ici que le seigneur flrvbr a été victime d'une attaque de la part d'un Thélios. Je précise. Une membre de la LUT. L'attaque était très clairement inutile et mal calculée puisque aucun n'a été désigné vainqueur. Je généralise mais voici la preuve que les Thélios ont encore pas mal a apprendre de l'art de la guerre... Mais bon, on ne peut rien y faire ! Les attaques ont toujours existé et existerons toujours... Obsachia se tut puis haussa de ton :
-Thélios ! Le problème qui me fait intervenir ici, c'est que le seigneur qui s'est fait attaqué est membre de l'alliance Les Wraith (LW). Vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes en guerre contre vous, nous Zetrans! Mais les LW n'ont rien contre les Thélios et n'ont pas envie de les attaquer ni d'envenimer les choses plus que nécessaire ! Mon Maitre a la bonté de penser que vous avez déjà assez d'ennemis comme ça et qu'ils sont assez puissants (normal, car ils sont Zetrans, pensa Obsachia).
Toutefois, s'il faut vraiment sortir les canons plasmas et partir prospecter sur les planètes des LUT et éventuellement des autres Thélios, les LW peuvent le faire, faire mal et entrer dans le bal des raids ! Je répète et j'insiste que nous n'avons pas particulièrement envie de vous causer du tort ! Je ne suis pas le fondateur de l'alliance et je ne l'ai jamais rencontré personnellement mais pour avoir discuté de ça avec son entourage intime en privé, je crois savoir que ce qu'il pense n'est pas loin de cela.
-J'invite les Thélios a ne pas donner aux Zetrans le bâton pour les atomiser et de faire preuve d'un peu d'intelligence d'esprit. Ainsi que de structuration. Ainsi que d'autorité. Ainsi que de jugeote... Enfin, bref, je vais pas non plus...Le diplomate ne finit pas sa phrase mais Deiradran n'eut pas de mal a lire sur son visage le fond de sa pensée. Obsachia entortilla une tresse autour de son doigt puis la relâcha. Il souffla un bon coup avant de reprendre sur un ton plus conciliant :
-Vous pourriez, dirigants de la LUT, tenir vos membres, s'il vous plaît ! Ce ne serait pas du luxe. Ne vous étalez pas dans cette guerre et ne vous trouvez pas d'ennemis supplémentaires et nombreux car les LW peuvent le devenir et son nombreux ! Ne vous cherchez pas d'ennemis supplémentaires, je pense être bien placé pour dire que vous en avez déjà en trop.
Vous prétendez que vous êtes capables de tenir vos engagements et que les Zetrans vous ont trompés mais je commence a avoir la conviction que c'est faux. Je commence a croire que vous êtes incapables de tenir vos membres et ce RC d'attaque envers une alliance qui certes est supposé être en guerre mais ne vous a encore démontré aucun signe d'hostilité en est la preuve formelle. J'espère que tous les Thelios des différentes alliance Thélios sauront démontrer aux LW et aux Zetrans ainsi qu'a tout l'univers que ce que mon maitre, le seigneur Eyquem et moi pensons d'eux est faux !(Nouvelle inspiration du diplomate, il caresse se tresse un bref instant puis relève les yeux vers l'arène du Sénat)
-Le seigneur Ced-Naos a été corrigé pour son insolence et son incitation a mettre le feu au poudre. En ce qui mon seigneur et maître Eyquem, il n'a nullement « l'intention de chercher des noises » au Thélios, comme il me l'a dit lui même tout à l'heure lors d'une audience privée.
En ce qui concerne l'empire de Tesge, il tentera d'étouffer le feu qui couve chez les LW mais si une autre attaque de ce genre vient aux oreilles de mon seigneur Eyquem et qu'il me demande d'intervenir, je mettrais un zèle particulier et mon confrère Liih'Yares (qui intervient dans les relations de l'empire avec l'alliance) en fera de même, a attiser voire jeter de l'essence sur le feu !-J'ai terminé et ce sera tout pour cette intervention..., acheva Obsachia avant de laisser la parole et de s'asseoir.
Malgré tout ce qu'il avait dit et l'apparence nervosité qu'il avait eu en s'adressant aux autres seigneurs, c'est d'une voix détendue, légèrement conciliante, un sourire aux lèvre, qu'il dit à son assistant :
-Allez, ouste Dei, je ne veux plus vous voir ici ! Allez vous reposez, vous avez l'air d'un Thélios sur lequel notre maître serait passés dessus... (les deux hommes rirent de bon cœur de la spontanéité de la boutade du diplomate).
Si j'ai le moindre problème, je vous ferez appelé mais ne vous souciez pas, j'ai du travail et de l'observation a faire.Et le vieux assistant se leva péniblement en marmonnant quelque chose de vague puis quitta le Sénat en claudiquant de fatigue, laissant Obsachia lire des papiers...