Il faisait froid, et elle aimait ça.
Avec l’activation du bouclier, celui-ci avait plongé la planète dans son aura bleutée. Par la même occasion il avait provoqué une forte baisse de la température. Des vents glacés parcouraient maintenant le globe et modelaient d’immenses déserts de glace. Face à ce changement climatique et à la demande de la population elle fit construire huit dômes répartis sur le globe. Huit dômes pour Huit Archontes. Au-delà de ces dômes tout était abandonné, la nature reprenant son droit, sauf dans quelques ultimes temple.
Depuis le départ de l’Archonte, elle était la seule détentrice du pouvoir. Elle décida de faire de son royaume La Citée des Archontes. L’ancienne politique de l’Archonte n’étant pas applicable à la majorité, elle décida que désormais régnerait une élite sur les Mondes de l’Archonte.
Ses pas résonnaient dans le couloir précédent le doux bruit de sa robe effleurant le sol. De sa main touchait l’acier glacé. Lui procurant un doux frisson qui ne faisait que renforcer ses sensations. De l’ombre se découpait la silhouette d’une déesse sur la lumière bleu extérieure.
Par extravagance mais surtout par égoïsme elle interdit le port de vêtements rouges sur les Mondes de l’Archonte. Toute autre personne qu’elle même et ses courtisanes portant cette couleur se voyait bannir de l’élite et partait vivre aux Bas Mondes. Par la même occasion elle interdit le port de la couleur de l’Archonte. De ce fait toute autre couleur portée, ne fusse qu’un bouton de manche montrait l’allégeance à un des Huit Archontes. Ainsi régnait un ordre, une hiérarchie et une appartenance sur les Mondes de l’Archonte.
C’est ainsi que sous son règne la femme devint un être suprême. Modèle dans le domaine des arts, de la science mais aussi de la guerre elle fut placée au dessus des hommes.
Peu à peu La Citée des Archontes se transformait et devenait plus forte qu’elle ne le fut jamais sous le règne de l’Archonte. La sélection d’une élite de même que l’appartenance à un Archonte avait résolut tous les problèmes. Aucune lois n’existaient pour contraindre les Lanthaniens à travailler, à verser des impôts où même contre l’homicide. La seule loi qui demeurait mais qui ne fut jamais écrite était celle du Talion. C’est comme ça que l’Archonte voyait le monde et c’est ainsi qu’elle le créa. Sans règles, sans contraintes et pourtant si bien ordonné.
Elle sortit sur le balcon du temple et marcha dans la neige pieds nus. Du craquement des cristaux s’en suivait une empreinte. Il faisait froid mais elle aimait ça. Ses cheveux brun ondulaient sous l’effet d’un vent léger. Au loin un brouillard blanc commençait à envelopper le dôme du Temps. La neige arrivait et venait tout effacer pour mieux recommencer.
Chaque dôme abritait une élite qui se spécialisait dans le domaine de l’Archonte. Les deux premiers dômes construit furent le dôme du Temps et le dôme des Ecrits.
Le dôme du Temps fut construit en contrebas du temple de l’Archonte à l’emplacement d’une des plus vieilles structures de cette planète.
A l’horizon par temps clair émergeait le haut du dôme des Ecrits. Sous celui-ci au centre régnait une immense tour sur le haut d’une colline. A l’intérieur, pour chaque étage, des étagères d’une dizaine de mètres de haut tapissaient chaque murs. L’archonte qui y vivait était un ancien explorateur Lanthanien qui lors de chaque voyage ramenait des écrits. Personne ne connaissait son âge, mais tout le monde s’accordait à dire qu’il était l’un des premiers à avoir rédiger un écrit sur le fonctionnement des structures utilisant l’énergie du Celestus.
Ainsi régnait huit dômes sur La Citée des Archontes, tous abordant un des huit plus important domaine de l’univers.
Elle tenait dans sa main une lettre. Une dernière fois elle l’a relu avant de la signer.
« Du fait de mon statut, de l’absence de décisions et d’interventions de l’Archonte, dans son intérêt et pour celui de son nouvel empire, je vous annonce la fin de son appartenance à la Confrérie Lanthanienne de l’Atlante. De même toutes les anciennes relations et accords sont maintenant révolus. Les Mondes de l’Archontes ne doivent plus rien, et par conséquent je suis à ce jour la seule à décider des futures relations.
A mes confrères CLA. »
Elle signa d’un « S » et remit la lettre à une courtisane. La neige était arrivée et fondait dans ses cheveux. Le vent avait cessé et déjà ses traces avaient disparues. Tout était vierge et offrait de nouvelles possibilités. Ouvrir les portes d’Elendis était dangereux et nécessitait la présence des Huit Gardiens d’Elendis. Relancer La Citée des Archontes était chose facile, mais appliquer la même politique aux autres Mondes de l’Archonte le serait sans doute moins face à l’ignorance de l’univers.

