C'était une vaste planète d'où l'on pouvait apercevoir quatre autre corps céleste gravitant autour d’elle.
Elle, une imposante géante tellurique stérile et morne, aux océans gelés et aux continents vide de vie, on racontait que son ciel était chargé de gaz mortel et que l’oxygène était pratiquement inexistant dans son atmosphère. Mais vue de l’espace elle était aussi unique que riche scientifiquement. C’était donc l’un des multiples caprices de l’univers.
On pouvait voir la teinte rosée donnée par les gaz saturants son atmosphère lorsque l’orbite de la géante de roche et de glace croisait la lumière du soleil. Dans l’ombre de cette géante stérile, une lune, elle aussi gigantesque, mais aux teintes artificiellement violacé par l’homme lors de la construction d’une méta cité. C’était la grande colonie Astryenne d’Alinoor.
Hildegarde une jeune femme aux de long cheveux violet fin et lisse, contemplait, de ses yeux aussi bleu qu’un océan, la surface d’Alinoor qui lentement disparaissait du hublot de sa cabine. Puis vint peu a peu le tour de la géante stérile, qu’on avait nommé Tytania, de s’éloigner de son regard.
- Hildegarde…Hildegarde ? C’était une voie mure et posée, celle d’un homme d’environ 137 ans. Élève Officier Sierra Hildegarde êtes-vous encore parmi les mortels ?
Elle fronça les sourcils lorsqu’elle entendit la vanne vaseuse et de mauvais goût de son supérieur.
- Oui…que voulez vous, je n’ai donc pas le droit de penser à ma mère ? Elle ne détacha pas son visage du hublot pour autant, restant hautaine.
- Lieutenant ! C’est ainsi que vous vous comportez devant un supérieur !
Elle se mit immédiatement au garde à vous tandis que le capitaine la sermonnait :
- J’ai eu vent de votre acte en cours de self défense sur l’un de vos camarade Lieutenant, ceci n’est pas le premier que l’on répertorie a votre égard.
Il est temps de vous reprendre, vous êtes peut être la fille adoptive de la Duchesse et sûrement la future héritière du trône, mais vous n’en demeurez pas moins l’une de mes subordonnées.
Agissez en tant que soldat et non comme une rebelle, vous êtes ici a l’armée, comportez vous en tant que tel. Ce n‘est pas ici les bas fonds d'une méta-cité ! Vous vous prenez pour qui ? Savez vous que votre acte à l'encontre du Lieutenant Julus Lancast est passible de la cour martiale . Apprenez à vous tenir et à calmer vos ardeurs vous faites honte a votre mère et à l'armée. Si cela se reproduit vous serez mis au arrêt. Ai-je été suffisamment clair Lieutenant Sierra ?!
- Oui, elle afficha un visage colérique et se mit au garde a vous.
- Regagnez vos quartiers, reposez vous, vous avez quartier libre. Mettez ce temps à profit pour vous videz l’esprit Lieutenant et demain vous regagnerez votre poste. Rompez !
La jeune élève officier marcha d’un pas vif vers sa cabine. Dans les couloirs étroit du transport de troupe on ne pouvait circuler qu’à trois personnes de front au maximum. Les couloirs avaient cette allure de carlingue métallique, ou on pouvait dans certaine section distinguer une partie des systèmes de survie et de retraitement des déchets, la tuyauterie était apparente dans de nombreuse section. Ce transporteur avait été construit durant la guerre contre les ducaux et n’avais pas été entièrement achevé. Les parois grinçaient de temps en temps lorsque le blindage croisait l’impact de minuscules corps célestes. L’allure vétuste de l’intérieur de l’Argonaut ( le nom de cette classe de transport de troupes) tranchait nettement avec l’aspect extérieur du vaisseau massif, travaillé de tel sorte que celui-ci soit aussi bien mobile dans l’espace qu’en atmosphère.
Hildegarde arriva a hauteur de ses quartiers, elle ouvrit la porte de sa cabine. Quand un jeune élève pilote posa sa main sur la porte et la claqua, empêchant la jeune femme de regagner sa chambre, un léger souffle vint se perde dans les cheveux d‘Hildegarde. Il était accompagné de deux de ses camarades, ils l’abordèrent. Celui qui était en tête du groupe se rapprocha d’elle comme si il cherchait a lui voler un baiser.
- Mais n’est-ce pas la notre chère Zétranne, la bâtarde adopté par la Duchesse ? Tu me dois un paquet de pognons, tu sais pour ça.
Elle se retourna, il leva alors son poignet bandé, une attelle métallique enserrait deux de ses doigts, une tache rouge sur le dos de sa main apparut lentement. Elle était comme une rose rouge s’ouvrant au soleil un matin de printemps. Hildegarde fixa de ses yeux bleu, l’individu, elle le foudroyait du regard, ses sourcils froncés témoignant d’un agacement certain et d’une irrésistible envie de de lui faire ravaler sa fierté.
- Julus, comment va ce poignet ? J’aurais peu être du te faire remonter les testicules par la bouche au lieu de me contenter de te briser le poignet, mais je peux arranger ça si tu y tiens…
- Espèce de trainée…
- Si tu le dis… Je te conseille sérieusement d’ôter ton bras de ma porte et de te barrer de là avec tes minables camarades si tu tiens à le garder en un seul morceau.
- C’est qu’on ne se prend pas pour rien, tu portes certes le nom de la Duchesse mais tu n'en restes pas moins une bâtarde qui jamais ne prendra place sur le trône, au risque de le souiller de….
Un bruit sourd d’os brisé, alors que Hildegarde portait un coup, suivi d’un cri de douleur du dénommé Julus, lui fit interrompre sa phrase. Hildegarde continuait de le mépriser des yeux et se contenta de dire froidement a ses compagnons :
- Foutez le camps de mon pallier et amenez ce déchet à l’infirmerie il va avoir besoin de soins, et que je ne vois plus un seul d’entre vous roder près de chez moi ! C’est assez clair ?
Elle entra dans sa cabine laissant le trio en plan.
[i]

