L’âge de la Charogne

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Jeu Juil 28, 2022 6:40 am

  • « En dépit de tous leurs efforts et de toutes leurs innovations, les Hommes demeurent mortels. Il en va de même des civilisations, et celles d’Aelden ne font pas exception. L’âge d’or des factions et de nos peuples liges s’est terni voilà déjà bien des éons.
    A dire la vérité, nous nous tenons à présent sur la carcasse putréfiée de la civilisation d’Aelden. Les temps ne sont plus à la grandeur, en dépit de tous les efforts déployés, notre déclin collectif semble bien consommé et irréversible. Cet âge est celui de la Charogne, l’ultime reliquat de ce que fut Aelden.
     »


    Lef Hoigrah, Sa Majesté Plumeuse, la Lumière du Ciel des Canards, « Des civilisations d’Aelden, grandeur et décadence, volume IX ».

    Le passage du temps produit quelques effets pour le moins surprenants. Au fil des siècles, la technique des peuples d’Aelden n’avait cessé de progresser, pourtant le prestige des générations récentes semblait bien ternes au regard des récits épiques qui marquèrent l’histoire de ces deux cadrans liés :
    Du creuset bouillonnant des âges sombres étaient d’abord nés une multitudes d’empires agités et féroces, pourtant dotés de technologies et de moyens matériels fort limités.
    Puis était venu l’âge des alliances, et celui de la piraterie. Les lointaines rumeurs de la triple Entente et de leurs conflits hantaient encore les voûtes de quelques ambassades décrépies.
    Les factions leurs avaient succédé, et leur luttes territoriales donnèrent lieu aux plus longues guerres ininterrompues de tous les temps, dans une débauche d’intrigues et de violence.
    Des territoires furent tracés, conquis puis perdus, des grandes portes érigées puis détruites, des guerres universelles déclarées puis les conflits cessèrent souvent faute de combattants.

    De ce ballet virevoltant, certains peuples du Consortium d’Ivrefer avaient été les témoins privilégiés. La roue du temps faisait toujours son office et toute puissance finissait immanquablement détruite ou déclassée.

    Pourtant, depuis bien des siècles, en dépit de toutes les avancées technologiques et de toutes les férocités de jeunes nations parvenues tard sur le grand échiquier géopolitique, la Charogne avait grandit. Elle s’était repue tant des périodes de conflit que des périodes de paix, tant des pires travers de médiocres marchands de sel que des silences assourdissants de la communauté galactique.

    La Charogne avait patiemment rongé Aelden, et sa présence putride s’imposait désormais à tous en maîtresse absolue. Tous les nouveaux palais célestes et aquatiques qui étaient dressés depuis plusieurs siècles, toutes les armadas qui étaient fracassés les unes contre les autres, tous les discours et toutes les fraternités ne pouvaient suffire à masquer le déclin démographique et combatif des peuples d’Aelden, marqués à une poignée d’exceptions près d’un atavisme rampant.

    Il n’était qu’un endroit connu où la Charogne était d’avantage reine qu’en Aelden : son royaume originel était sans conteste le Cadran de Dareyn. Celui-ci avait abrité une multitude de peuples et trois factions rivales, avant d’être balayé et vidé de l’essentiel de sa vie par les forces de l’Unitarian Cetyn.

    Puis les légions Cetyn s’étaient élancées à la conquête d’Aelden, avant d’en être lentement et durement repoussées. Alors le Pacte Impérial des Comptoirs s’était lancé dans ce qui fut probablement la plus folle aventure de toute l’histoire d’Aelden et avait ouvert une voie inespérée vers Dareyn. A l’issue de siècles de guerre, les Cetyns furent finalement vaincus, principalement par les ultimes efforts de trois empires coalisés. Dareyn avait alors symbolisé le rêve d’un nouvel horizon possible, d’une nouvelle ère portée par l’Autorité Centrale d’Aelden, alors que les dernières colonies Cetyn étaient conquises.

    Ce rêve fit long feu : bientôt la Charogne étendit ses doigts putrides dans les espaces vides et désolés du cadran, la victoire sur l’Unitarian pris le goût amer de l’inachevé.

    Près de 1800 ans après sa conquête, l’ancienne gloire de l’Unitarian Cetyn, « Cetyn II », leur ancien monde régnant sur tout Dareyn n’était plus qu’une ruine, un minuscule confetti perdu dans une mer de constellations mortes, tenu par une nation étrangère à tout mérite dans les campagnes contre Cetyn.

    En l’an de grâce 19.201 TSU, la longue agonie de Cetyn II s’arrêta de la main même de ceux qui l’avait conquise en coalisant leurs flottes avec celles de l’Empire du Poulet Braisé.

    Le symbole n’était plus, tout comme le rêve de renouveau qui lui avait donné naissance. La Charogne triomphante libéra ce monde de son interminable agonie tandis qu’il était rendu au vide. L’héritage du Poulet Braisé était en paix.
    « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois... Certes. M’enfin, dans celui des valides ils se font terraformer le trou du cul» Poète inconnu, 18.573 TSU
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